Donald Trump, ce n'est pas les Etats-Unis !

Au lendemain de la décision de Donald Trump d’affranchir son pays de l’accord de Paris, Véronique Massonneau, députée écologiste du Nord Vienne, dénonce une décision irresponsable du Président des Etats-Unis, mais se veut confiante quant à la suite donnée à l’Accord de Paris.

 

« C’est Donald Trump qui souhaite se désengager de l’Accord de Paris pour le Climat, pas les Américains ! ». Véronique Massonneau, qui déplore ce choix inconscient au regard de l’urgence climatique, rappelle que le seul Président des Etats-Unis n’est pas en mesure d’empêcher l’Europe et le Monde d’appliquer l’accord de Paris.

 

« Je considère que ce choix engage encore un peu plus les pays signataires de l’Accord. Nous devons, sans relâche, continuer à le dire : le dérèglement climatique n’est pas une lubie de « biens pensants », c’est une réelle menace pour l’avenir de notre planète. Sa non prise en compte entrainerait de graves périls pour la santé, la prospérité et la sécurité de nos enfants ».  Véronique Massonneau propose à ce titre d’inscrire l’accord de Paris dans notre constitution pour lui donner une valeur juridique irréfutable. 

La députée écologiste se dit soulagée par le flot de réactions suscitées par cette décision : « ce sont des millions de personnes qui rejettent en bloc cette décision : des entreprises américaines, des états, s’opposent fermement à Donald Trump, c’est la preuve que la société civile et les acteurs locaux se sont emparées du sujet. Donald Trump, ce n’est pas Etats-Unis ».

 

« Comme militante écologiste et comme parlementaire, je me suis toujours engagée, et je continuerai à le faire, pour la lutte contre le dérèglement climatique. Sur ce point, nous avons tous une responsabilité, et la France tout particulièrement, car c’est Paris qui a accueilli la Cop21 et qui a vu la signature de l’Accord du même nom. Nous devons montrer la voie et ne rien céder. Dans ce contexte troublé par le discours climatosceptique, on comprendrait mal, par exemple, comment le gouvernement en place pourrait donner son feu vert à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou à des fermes-usines comme celle des 1200 taurillons à Coussay-les-Bois ».

 

Véronique Massonneau assure que dès son retour à l’Assemblée nationale, elle veillera à ce que la feuille de route de la mise en œuvre de l’Accord soit respectée à la lettre.