Opération artisan(e) d'un jour : une matinée dans la peau d'une maçonne !

 

Jeudi 30 mars, 8 heures du matin. Fabien Multon m'accueille au siège de son entreprise aux Ormes. Nous entamons la conversation autour d'un café. Le jeune entrepreneur en maçonnerie dirige aujourd'hui 9 employés et travaille sur de nombreux chantiers. Avec sa collaboratrice et compagne, une représentante de la chambre des métiers, bientôt rejoints par le correspond local de la Nouvelle-République et madame la Maire des Ormes, nous entamons la discussion. J'ai préparé quelques questions. J'aime confronter le travail réalisé ces cinq dernières années à l'Assemblée nationale avec le terrain. Application du compte pénibilité, dumping social, mise en place de la carte professionnelle, statut de la micro-entreprise ou encore rôle de l'apprentissage, en une heure et demie, nombre de sujets sont abordés. J'apprécie la clairvoyance de mon interlocuteur.

 

 

9h30. En chemin vers un premier chantier, nous poursuivons la conversation. Sur place, deux ouvriers sont posent des parements sur un mur. Après quelques présentations, mes deux maîtres d'apprentissage du jour me montrent le métier. Je ne rechigne pas à la tâche mais je perçois rapidement la difficulté de l'exercice, ce qui ne manque pas de les amuser. Le maniement des outils et des matériaux ne m'empêche pas d'interroger les professionnels : comment perçoivent-ils leur métier ? La pénibilité est-elle une notion très concrète et quotidienne pour eux ?

 

10h30. Après l'effort, vient le temps du réconfort autour de quelques viennoiseries proposées par madame Multon. Nous repartons ensuite pour visiter divers chantiers. La maçonnerie à plusieurs facettes, voir plusieurs métiers !

 

 

11h30. Le moment de se séparer est arrivé. Ravie de cette matinée, je remercie Fabien Multon, ses employés et la chambre des métiers d'avoir organisé un tel événement. Et je vous donne rendez-vous l'année prochaine pour de nouvelles aventures.

2012-2017 : 5 ans au service de l’emploi et de la formation

 

  • Mise en œuvre du compte personnel de prévention de la pénibilité

 

Pour qui ?

 

Tous les salariés du secteur privé

 

Pour quoi ?

 

Permettre aux salariés soumis à des conditions de travail jugées pénibles de bénéficier de formations facilitant la mobilité vers des postes moins exposés, d’une réduction de temps travail ou encore d’un départ à la retraite dès 60 ans.

 

Quand ?

 

Loi du 20 janvier 2014.

 

4 premiers critères pris en compte dès le 1er janvier 2015.

 

6 critères suivants mis en œuvre le 1er juillet 2016.

 

Eléments clés

 

▶▷ 10 CRITÈRES DE PÉNIBILITÉ SONT DÉFINIS:

 

4 critères mis en place en 2014 : travail de nuit, travail en équipes successives alternantes, travail avec un fort niveau de bruit

 

6 critères mis en place en 2016 : manutentions manuelles de charge, postures pénibles, vibrations mécaniques, agents chimiques dangereux, températures extrêmes, bruit.

 

 

 

▶▷ L’EXPOSITION À CES CRITÈRES permet de cumuler des points sur le compte pénibilité (4 points par an pour l’exposition à 1 facteur, 8 points pour plusieurs. Le compte étant plafonné à 100 points).

 

 

 

▶▷ UNE FORMATION PROFESSIONNELLE: les 20 premiers points doivent être utilisés pour la formation. Chaque point donne accès à 25 heures de formation.

 

 

 

▶▷ RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL ET DÉPART À LA RETRAITE: 10 points peuvent être utilisés à chaque fois soit pour financer 1 trimestre de mi-temps sans perte de salaire, soit pour financer 1 trimestre de cotisation retraite.