Journées parlementaires des écologistes réformistes : états des lieux et perspectives pour une écologie en pleine action !

Le mercredi 21 septembre, à Clichy, les écologistes réformistes se sont retrouvés pour les traditionnelles Journées Parlementaires.

 

L’occasion de dresser le bilan de notre action, parlementaire et gouvernementale depuis 2012, mais surtout de préparer la suite.

 

Valeurs, ambitions, organisations pour les mois à venir… Ce moment d’échange constitue un point d’étape essentiel pour clarifier nos positions et nos aspirations.

 

Valeurs et positionnement politiques : une écologie réformiste ET indépendante !

 

Nous, écologistes réformistes, militons pour une écologie pragmatique et de progrès.

 

Nous, écologistes réformistes, sommes clairement en opposition avec une écologie contestataire, voire sectaire et préférons une écologie qui fait à une écologie qui défait.

 

Nous, écologistes réformistes, refusons les contestations stériles et choisissons l’action à l’immobilisme de posture.

 

Pour l’ensemble de ces raisons, notre position est aujourd’hui claire et affichée : notre écologie s’inscrit dans l’action de la majorité au pouvoir. Cependant, et c’est ici un élément important, nous ne sommes pas au Parti Socialiste comme cela a parfois pu être dit. Nous gardons,  à la fois dans notre vision de la société et dans nos combats, une liberté de pensée et un droit de parole total.

 

Nous avons conscience que les écologistes n’auront jamais raison tout seuls et que pour porter nos projets (la loi visant à la reconquête de la biodiversité en est certainement le plus bel exemple), nous devons prendre part aux discussions qui sont celles de la majorité parlementaire et gouvernementale en place.

 

 

Une place de choix pour l’écologie réformiste à l’Assemblée nationale

 

J’anime depuis quelque mois la tendance des écologistes réformistes au sein du Groupe Socialiste Ecologiste et Républicain de l’Assemblée nationale. Au sein de ce nouveau groupe, dont l’acronyme a été modifié suite à notre arrivée, l’identité propre des écologistes réformistes a été pleinement conservée et je sais que notre ambition à tous les 6, à travers ma voix de Vice-Présidente est aujourd’hui au rendez-vous. Nous ne sommes pas dilués au milieu de nos nouveaux alliés socialistes ! Bien au contraire nous sommes une force de proposition qui sait se faire entendre et qui pèse dans les débats.

 

 Avec mes collègues j’ai à cœur de placer l’écologie et la préservation de notre environnement au cœur des débats. Persuadée que la transition énergétique est aujourd’hui LA solution pour surmonter les défis de demain, nous défendons quotidiennement une politique de gauche qui s’appuie sur les trois piliers de l’écologie politique : le social, l’économique et l’environnemental.

 

La candidature de François de Rugy à la primaire de gauche

 

La candidature de François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique, à la primaire organisée par le PS en janvier s’inscrit parfaitement dans cet esprit de rassemblement avec la gauche.

 

En effet, François va avoir l’occasion à travers cette primaire de porter et d’imposer l’écologie et les questions liées à l’environnement dans le débat majeur qui est celui de la présidentielle. Mais cette écologie, que nous voulons ouverte et trans-partisane, va être celle qui s’intéresse à l’économie, au social et au sociétal. Cette écologie ne va pas se contenter de formuler des propositions uniquement centrées sur l’environnement mais va mettre en avant, comme c’est déjà le cas depuis de nombreux mois, une vision globale de la société, vision qui a toute sa place dans une politique de gauche.

 

Pour l’ensemble de ces raisons et parce que j’ai la certitude que l’écologie appartient à la gauche tout comme la gauche a besoin, plus que jamais, de l’écologie, je soutiens François de Rugy dans sa course à la présidentielle. Plus le score de notre sensibilité sera élevé lors de cette primaire, plus le message que nous portons sera fort.

 

Face à un front national qui grimpe, au point de faire craindre pour l’avenir de notre démocratie et de notre République, le rassemblement est aujourd’hui non seulement une obligation mais surtout un impératif de responsabilité pour la femme de gauche que je suis.

 

 

Les journées parlementaires des écologistes réformistes ont donc été l’occasion de ce point d’étape et de clarification nécessaire : notre écologie est pragmatique, réaliste et dans l’action. Pour que cette écologie vive, elle doit, sans jamais se renier, prendre toute sa place dans la gauche multiple qui se compose aujourd’hui pour les batailles de demain.