Augmentation de l'Aide Publique au Développement : une nécessité !

Augmentation de l’Aide Publique au Développement : une nécess

A la demande de l’Organisation Non Gouvernementale Care France, j’ai participé, du 4 au 9 septembre, à une visite d’étude sur le terrain en Côte d’Ivoire.

Cinq jours pour sensibiliser les parlementaires aux problématiques liées aux inégalités entre les sexes et à l'autonomisation des femmes dans les pays en développement et réfléchir aux réponses proposées par divers acteurs publics (ONG, associations, municipalités, régions…).

Cette visite fait partie d’un programme de l’ONG Care France dont l’objectif était d’organiser trois voyages d’étude sur la période 2015-2016 avec des parlementaires allemands et français afin de les sensibiliser et de consolider leur engagement en matière d’aide publique au développement.

 

CARE, leader des réseaux humanitaires mondiaux est présente dans 90 pays auprès de 65 millions de personnes. Grâce à son expérience et son expertise, elle est aujourd’hui un interlocuteur privilégié pour les élus qui souhaitent aider les pays en voie de développement.

Au regard de mes activités parlementaires et des thématiques qui me sont chères (égalité des sexes, droits des femmes, pauvreté, droits humains, discriminations, solidarité internationale…), Care m’a proposé de participer au voyage d’étude organisé en Côte d’Ivoire.

Persuadée que l’égalité des sexes est un droit humain fondamental et que c’est un levier essentiel pour lutter efficacement contre la pauvreté, les violences et les discriminations, j’ai bien évidemment accepté de participer à cette visite de terrain.

 

 

Je reviens de ce voyage d’étude bouleversée par le quotidien des familles ivoiriennes qui vivent dans une situation d’extrême pauvreté mais je reviens, aussi et surtout, avec des propositions politiques fortes que je présenterai lors de l’examen du projet de loi de finances 2017.

Ces propositions s’articulent pour la majorité autour de l’Aide Publique au Développement (APD). Je milite pour que cette dernière soit le premier levier de l’autonomisation des femmes dans les pays les plus pauvres de la planète.

L’APD correspond à l’ensemble des dons et des prêts à des conditions très favorables accordés par des organismes publics aux pays et au territoires figurant sur la liste des bénéficiaires du Comité d’aide au développement de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE).

La France s’est de nouveau engagée à reverser 0,7% du Revenu National Brut au profit de l’APD et ce à compter du Sommet du G7 qui a eu lieu au Japon en Mai 2016. Cependant, les budgets votés depuis de nombreuses années nous montrent que les actes ne sont pas en concordance avec les faits puisque l’APD ne cesse de baisser en France alors qu’elle augmente constamment au niveau mondial. Loin de l’engagement des O,7 %, l’APD française atteignait péniblement 0,37 % du PNB en 2015.

La France, qui va donc à l’encontre des engagements internationaux en la matière, se place aujourd’hui en 11ème position des pays donateurs d’APD, loin derrière la Pologne (1ère du classement), de l’Espagne (4ème) ou de l’Islande.

 

L’APD est aujourd’hui vitale pour soutenir les pays les plus touchés par la pauvreté. Je souhaite donc travailler à ce qu’une partie plus importante des crédits budgétaires pour l’année 2017 soit fléchée vers l’APD et particulièrement sous la forme de dons.

 

A ce titre, nous organisons avec mes collègues parlementaires présents durant ce voyage une séquence de restitution devant la délégation droits des femmes dont je suis membre. Ce sera l’occasion de présenter à l’Assemblée nationale notre retour d’expérience et nos propositions d’amendements pour le projet de loi de finances 2017. Je profiterai également de cette séquence pour défendre, une nouvelle fois, la nécessite d’accompagner le parcours des femmes vers leur indépendance pour permettre aux pays les plus pauvres de se développer dans les meilleures conditions. J’ai en effet la certitude que l’affranchissement et l’indépendance de toutes les femmes sont les combats prioritaires que nous, femmes et homme de gauche, devons mener car c’est une condition essentielle pour le mieux vivre de tous progresse.

 Je travaille également à la rédaction d’amendements qui permettront, je l’espère, d’augmenter dès 2017 la part du budget national  de l’APD.

Persuadée que la France doit participer au développement des pays les plus pauvres, notamment en favorisant l’égalité femmes/hommes, en luttant contre la pauvreté et les discriminations, je fais de ce combat l’une de mes priorités lors du vote du prochain projet de loi de finances.