Vers l'agriculture de demain !

Dans un contexte de crises agricoles multiples, il convient de s'interroger sur les modèles porteurs d'avenir. Pour cela, il faut multiplier les échanges avec la profession. Pourquoi, alors qu'un grand nombre d'éleveurs sont en difficulté, quelques autres s'en sortent-ils tout à fait convenablement  ? Avec cette démarche, j'ai répondu favorablement à l'invitation de la Confédération paysanne de la Vienne pour visiter en début de semaine la ferme des frères Fortin à La Puye. Nous savons qu'il n'y a pas de solutions simples aux problèmes complexes. Ce qui fonctionne à un endroit n'est pas forcément transposable pour tous. Néanmoins, il y a des expériences à saisir. Je perçois dans la démarche de ces deux éleveurs des choix affirmés qui au départ n'étaient pas forcément évidents. Ainsi, alors que le prix de la viande de porc n'était que peu rémunérateur, ils décident en 2009 de se convertir en bio. Dans le même temps, ils commencent à transformer une partie de leur production pour mettre en place un système de vente directe. Cela les conduit aussi à effectuer trois nouvelles embauches. Année après année, ils développent ainsi un modèle visant l'autonomie et où les productions sont complémentaires.

Ce que je retiens ici, c'est leur volonté de s'en sortir et de construire un système cohérent et rémunérateur. Ce que je vois, c'est un modèle respectueux de l'environnement, créateur d'emplois et solide.

Les différents sujets que nous avons abordés avec l'ensemble des membres de la profession ce jour-là démontrent toutefois qu'il n'y a pas de facilité pour s'inscrire dans ce type de démarches. C'est donc le travail des femmes et des hommes politiques que de porter ce regard dans l’hémicycle chaque fois que l'occasion se présente.