Crise céréalière - Communiqué

Soucieuse de l'impact de la crise céréalière sur la pérennité des exploitations agricoles du Nord Vienne, Véronique Massonneau reste à l'écoute des agriculteurs et de leurs représentants syndicaux. Au cours des prochaines semaines, la députée du Nord-Vienne sera très attentive à ce que les mesures gouvernementales annoncées répondent aux difficultés réelles.

 

L'année 2016 est une année noire pour les cultures céréalières, les baisses de rendement et de qualité sont considérables. Au cœur de l'été, le gouvernement a rapidement réagi et annoncé plusieurs mesures de trésorerie pour assurer la relance d'un nouveau cycle de production : garantie des prêts par BPI France et année blanche bancaire étendue au secteur des grandes cultures, délais de paiement pour les différents impôts et taxes, assouplissement des conditions d'accès aux remboursements mensuels des crédits de TVA... Si ces mesures étaient attendues et nécessaires, elles ne suffisent pas à répondre à la crise structurelle que traverse l'agriculture.

 

Crise laitière, crise du prix du porc, crise céréalière, l'agriculture française doit être repensée ! La compétitivité ne peut en effet en être l'unique moteur, ce n'est pas un secteur marchand comme les autres ! Alors que le nombre d'exploitations ne cesse de diminuer, que beaucoup de professionnels ne vivent plus de leur métier, c'est un contre-modèle défini par le soutien à l'emploi, la relocalisation des productions, et le développement des circuit-courts que nous devons défendre.

 

Dans ce contexte qui est désormais le nôtre, celui du réchauffement climatique, l'innovation doit aussi être au service des méthodes de production. C'est également une agriculture tournée vers la diminution de l'usage des produits phytosanitaires et le bio qui permettra, par la réduction des coûts, d'assurer une meilleure rentabilité des fermes.

 

Ainsi Véronique Massonneau déclare : « Fidèle à mes convictions et toujours à l'écoute des agriculteurs, je serai attentive aux mesures qui seront annoncées à la fin du mois de septembre par le ministre. L'agriculture française est en crise, les professionnels, les experts et les politiques doivent poursuivre le travail, construire une agriculture du 21 siècle. »