Visite de la ferme de Luc et Xavier Jouault : Matinée constructive avec la Confédération paysanne

Au cours des semaines passées, dans le contexte de crise agricole, j’ai rencontré divers acteurs du secteur. Le 11 février, à Bonneuil-Matours avec la Chambre d’Agriculture, nous avons travaillé sur les grands dossiers du nord de la Vienne. Le 12 février, je répondais à l’invitation des Jeunes Agriculteurs pour visiter l’exploitation porcine de Mme Sergent et réfléchir à l’avenir de la profession. Ce matin, j’étais conviée par la Confédération paysanne à visiter la ferme de Luc et Xavier Jouault à Vellèches. Multiplier les rencontres et se confronter à diverses approches d’une même problématique, c’est aussi ça être députée.

Une exploitation principalement laitière qui n’est pas en circuits courts, ni en agriculture biologique, mais qui pour autant arrive à dégager un revenu satisfaisant pour les paysans qui la gèrent, cela pose question ! La volonté de la Confédération paysanne était donc de démontrer qu’il existe d’autres réponses à la crise que celles couramment avancées.

 

Pour l’élevage laitier, les deux frères et associés ont ainsi fait le choix d’un système extensif : les vaches sont dans les prés une bonne partie de l’année. Les coûts de production sont ainsi moindres. L’herbe est gratuite. Pour eux, un contrôle strict des investissements est un autre point important dans leur démarche : ne pas chercher à être au meilleur de la technologie, mais bien contrôler son endettement. Il s’agit de manière générale de réfléchir la pérennité de l’exploitation en termes de marges nettes plutôt que de marges brutes.

 

Cette rencontre fut aussi l’occasion d’évoquer diverses autres questions. Celle, par exemple, de la transmissibilité des exploitations : quel endettement pour le nouvel agriculteur à l’installation ? Ou encore celle de l’objectif global de l’agriculture en France et en Europe : nourrir la planète, conquérir de nouveaux marchés, être compétitif, ou tel que le défend ce syndicat, nourrir ici, et favoriser le développement de l’agriculture dans les pays du sud ?

 

Je remercie les exploitants pour leur accueil, et j’espère bien à l’avenir continuer d’accroître ma connaissance des enjeux agricoles ; secteur majeur de ce Nord Vienne !