Les députés écologistes ont voté fièrement la loi Biodiversité - communiqué du groupe écologiste

L’Assemblée nationale a adopté cette nuit en deuxième lecture le projet de loi de reconquête de la biodiversité, défendu par la secrétaire d’état à la biodiversité Barbara Pompili.

 

 Les députés écologistes réformistes saluent le travail mené conjointement par le gouvernement et les parlementaires sur ce texte ambitieux et essentiel à la préservation de notre environnement et de notre qualité de vie. 

 

L’un des grands principes de cette loi tient en trois mots : « Eviter, réduire, compenser ». Eviter toutes nuisances à l’environnement, les réduire au maximum si elles sont inévitables, et enfin, les compenser pour que l’impact global sur la biodiversité demeure neutre. L’objectif est d’atteindre un modèle de développement qui vise à préserver durablement la nature. 

 

L’Agence Française pour la Biodiversité dont la création est prévue par ce texte, viendra concrétiser ces engagements et  veillera à faire respecter le grand principe de cette loi.  

Par ailleurs, d’autres mesures concrètes et courageuses ont été intégrées dans notre droit.

L’une des plus importantes et qui a rencontré une forte opposition d’une partie de l’hémicycle, est l’interdiction des néonicotinoïdes. Ces produits, dont la toxicité pour les abeilles a été largement démontrée, sont présents dans certains produits phytosanitaires utilisés dans le domaine agricole. Les abeilles, par leur activité de pollinisateurs sont pourtant des acteurs essentiels à la préservation de la biodiversité. Cette interdiction est donc une bonne nouvelle pour notre environnement. Il faut aussi entendre les craintes des agriculteurs, les accompagner et valoriser les pratiques agricoles alternatives. 

L’introduction du préjudice écologique dans notre code pénal est aussi un des enjeux majeurs de cette loi qui vient appuyer le principe « Eviter, réduire, compenser ». Cette mesure permettra à la nature de faire reconnaître et réparer les préjudices qui lui ont été causé, ainsi, associations, collectivités ou l’Etat pourront représenter la nature en justice.

 

Enfin, la taxation de l’huile de palme qui bénéficiait jusqu’à aujourd’hui d’un avantage fiscal injustifié, sera porté au même niveau que l’huile la plus taxée actuellement en France : l’huile d’olive. Elle atteindra ainsi progressivement les 90 euros la tonne, avec une exonération des taxes d’importation pour les huiles issues de filières développement durable. Il était tout à fait incompréhensible que cette huile bénéficie d’une incitation fiscale, alors que sa production intensive cause de grands dommages à la biodiversité, en particulier par la déforestation de forêts tropicales. Cette taxation est une avancée concrète et d’équilibre entre la protection de notre biodiversité et la prise en compte des réalités économiques du monde qui nous entoure. 

 

Ce texte est le fruit d’une démarche profondément réformiste et réaliste,  issu de concertations et de dialogues menés par Ségolène Royal et aujourd’hui par Barbara Pompili. C’est cette écologie que mènent, soutiennent et  pratiquent les députés écologistes réformistes : une écologie  qui tient compte de la complexité des réalités économiques et sociales, une écologie qui n’impose pas mais qui négocie, une écologie qui n'abdique pas mais qui avance, la seule écologie qui réussit à obtenir de vraies avancées pour notre environnement et notre santé.  

 

 

Pour la protection de la nature et de la biodiversite, ce texte est une illustration concrète de l'écologie qui agit que nous prônons avec les ministres écologistes du gouvernement.