Samedi matin à Roiffé pour un hommage aux morts pour la France en Afrique du Nord



Ce samedi matin j'ai participé à l'hommage aux morts pour la France en Afrique du Nord à Roiffé.


Je vous laisse découvrir mon intervention ci-dessous.

Chacun se doit de garder le souvenir de ceux qui sont partis au combat sans en être jamais revenus. Conservons la mémoire de ces hommes fauchés dans l'espoir et la crainte. Rendons hommage à ceux qui ont été sacrifiés, mais saluons aussi ceux qui ont survécus, si souvent marqués et troublés par ce qu'ils ont vu.


Si éloignés que nous sommes des conflits nord-africains, encore toutefois si présents dans l'esprit du combattant, nous devons des deux côtés de la méditerranée cultiver la concorde.


Sans certitudes bien souvent de la justesse de nos actions, nous savons pourtant que ce qui nous unit tous, Françaises et Français, de quelques générations que ce soit, et qui nous conduit à agir, c'est notre amour pour la République, pour son unité.


Loin des guerres et des batailles, insouciants et dans le confort de la paix, nombre d'entre nous ont cru être à jamais protégés. Les événements de janvier et ceux du mois passé nous rappellent que la paix est une exigence d'éducation, un constant dépassement de nos différences, et toujours un combat. Ce combat pour prévenir et empêcher les conflits, ce combat pour rapprocher les hommes et les nations qui se sont entre-déchirées, ce combat, dans ce sens, pour transcender la violence.C'est le sens de la vie du combattant- citoyen, agissant pour et par les valeurs de notre nation. Et je crois que ceux qui ont connu le prix du sang peuvent être de ceux-là, en évoquant ce passé qui les a tant changés et en nous guidant vers l'avenir. Ce n'est pas faire preuve de naïveté que de parler en ces termes, mais simplement garder espoir et confiance.


La République, qui chérit la liberté et les droits de l'homme, la France ce pays qui a vu naître les lumières, doivent porter haut les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. La liberté s'incarne dans la laïcité, c'est là son fondement même, la possibilité de croire ou de ne pas croire dans le respect du droit. La fraternité, c'est ce qui vous a conduit à survivre, et qui nous invite à honorer votre engagement. C'est aussi elle qui garantira notre avenir commun à tous, quelles que soient nos croyances et nos convictions, et qui organisera le combat contre les extrémismes de tous ordres.


La France n'oublie pas ses combattants, ceux qui ont voulu la servir. La France doit continuer de leur offrir une place, et non pas simplement celle de témoins. La République a besoin de tous pour la défendre. Et si nous sommes ici ce jour, c'est pour rendre hommage aux morts pour la France.