Le financement de la sécurité sociale pour 2016 en débat à l'Assemblée

L'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale a débuté aujourd'hui dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. 

Un projet de financement équilibré, qui d'une part réduit de façon ambitieuse le fameux "trou de la sécu" (qui était de 17 milliards d'euros en 2012 et ramené à 9,6 milliards en 2016) et préserve (et même améliore) notre système de protection sociale et de santé.

En effet, la baisse des cotisations familiales sur les salaires jusqu'à 3,5 SMIC permet un regain de compétitivité pour nos entreprises françaises. En nord Vienne, notre bassin industriel qui embauche de nombreux ingénieurs et techniciens qualifiés est directement concerné. Je pense bien sûr à une entreprise comme Valéo à Châtellerault qui envisage de délocaliser sa filière développement et recherche à l'étranger. Cette mesure est un très bon signal pour de telles entreprises dont les charges sont encore trop souvent lourdes et pas toujours pertinentes. 

Par ailleurs, de nombreuses mesures de justice sociale sont prévues par ce projet de financement : 40 milliards d'euros supplémentaires pour le développement des soins palliatifs, 45 milliards pour la création de places en établissements adaptés pour les personnes en situation de handicap, 60 milliards pour la poursuite du plan autisme, consultations diététiques et psychologiques gratuites pour les enfants présentant des risques d'obésité, lutte contre la surconsommation de médicaments, accès gratuit et anonyme à la contraception pour les mineures, une pension alimentaire minimale de plus de 100 euros par mois et par enfant pour les parents isolés, etc. 

Un texte qui me semble équilibré entre rigueur budgétaire nécessaire et renforcement de notre modèle social. Retrouvez mon intervention lors de la discussion générale sur ce texte.