[Vidéo] Fin de vie : une occasion manquée

A ma grande déception, mon amendement pour légaliser l'assistance médicale au suicide a été repoussé par mes collègues députés ce lundi soir lors de l'examen de la proposition de loi ouvrant de "nouveaux droits aux patients en fin de vie". 

Après le renvoi en janvier dernier de ma proposition de loi visant à permettre à chacun de choisir sa propre fin de vie, dont l’euthanasie et le suicide assisté, et le rejet de mes amendements ayant le même objectif lors de la première lecture du texte de mes collègues Clayes Leonetti, j'ai décidé de proposer un amendement plus consensuel. J'ai ainsi défendu une évolution du texte visant à légaliser seulement l'assistance médicalisée au suicide pour les personnes qui ont un accès aux soins palliatifs avéré, mais dont la demande à mourir persiste. 

Quand une personne sait qu'elle va bientôt mourir, quand la médecine n'est plus en mesure de lui apporter les soins suffisants pour apaiser ses souffrances, notre société doit lui laisser le choix du moment et de la manière de terminer sa vie. 


Cette proposition de loi n'apporte malheureusement qu'une très faible avancée pour ces personnes : la sédation profonde et terminale s'imposera au médecin si le patient le demande, quand aujourd'hui elle n'est possible que sur décision du médecin. 

Mais les Françaises et les Français qui souhaitent partir en toute conscience, entourés de leurs proches, ne pourront pourtant pas décider de ce moment. L'état d'inconscience du patient en fin de vie peut durer des jours voir des semaines. Certains ne veulent pas vivre cette étape, souvent difficile aussi pour les proches dans l'attente d'une douloureuse issue mais pourtant inéluctable. 


Ce texte propose donc un choix, mais pas tous les choix. Je continuerai donc mon combat pour qu'enfin notre pays reconnaisse à chacun l'ultime liberté de choisir les conditions de sa propre fin de vie. 


Retrouvez ci dessous la vidéo de mon intervention en séance.