Baisse des aides à l'agriculture bio : une décision incohérente

 

Alors qu’au niveau européen, national et régional, une augmentation de la consommation de produits bio et des surfaces en bio est constatée, les moyens attribués à ce mode de production ne sont pas revalorisés, voire sont diminués.

 

L’annonce, par arrêté en date du 7 mars 2015, d’une coupe franche de 25 % sur les aides au maintien pour la récolte 2014 ainsi que les difficultés que connaissent les structures d’appui à l’agriculture bio pour développer ce mode de production dans les régions ne sont pas acceptables.

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Au moment où la France est critiquée pour sa gestion des zones vulnérables et sur la qualité de ses eaux, où les conséquences de l’utilisation des pesticides dans notre environnement sont mis en évidence par la disparition des colonies d’abeilles, où l’inefficacité des plans de réduction de pesticides est avérée, où les importations de soja OGM pour les élevages concourent au maintien de la monoculture de maïs, l’accompagnement de la conversion et du maintien des surfaces doit être un axe fort des politiques publiques au niveau national et régional.


L’accompagnement de l’investissement, de l’innovation et du conseil, ainsi que les aides directes aux agriculteurs doivent aller en priorité aux modes de production qui n’utilisent pas de pesticides, d’engrais, d’OGM, et qui favorisent l’emploi, la biodiversité et la gestion de la ressource en eau.


Ne pas accompagner le dynamisme de l’agriculture biologique est un mauvais signal envoyé aux agriculteurs, aux consommateurs et à nos territoires.


Ce serait un sabordage en totale contradiction avec la nécessaire transition écologique de notre agriculture et de notre alimentation.


Je demande au Ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, de rétablir les aides au maintien de l'agriculture biologique, dont la baisse met en péril de nombreuses exploitations.


Véronique Massonneau

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