"Pas de dignité ultime, sans ultime liberté"                                                   Mon intervention lors du débat sur la Fin de vie 

Mercredi 21 janvier, quelques heures après l'examen en commission de ma proposition de loi visant à assurer aux patients le respect de leur choix de fin de vie, un débat sans vote était à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale sur le sujet de la fin de vie à la demande du gouvernement, suite à l'annonce faite le 12 décembre dernier par le Président de la République. 

 

Si je salue évidemment l'objectif de saisir le Parlement sur cette difficile question, je ne peux que regretter un débat de deux heures seulement sur un sujet aussi complexe dans sa philosophie, où quelques  députés s'expriment librement mais sans réels échanges, et qui n'a finalement réuni que peu de députés, n'aboutissant à aucune concrétisation et n'ouvrant aucun enjeu particulier. 

 

Si ce débat était annoncé comme un "grand moment de démocratie", il n'était malheureusement qu'une suite de grandes déclarations sans concrétisation possible. 

 

Jeudi 29 janvier sera examinée ma proposition de loi sur la fin de vie, une proposition qui est l'occasion d'un vrai débat car il s'appuiera sur un texte et des propositions concrètes. Nous verrons alors si notre Assemblée se donne véritablement les moyens d'un véritable débat qui fasse honneur à nos concitoyens. 

 

Car oui, je me réjouis toujours quand le débat a lieu, ce débat qui fait vivre la démocratie. Mais quand celui-ci n'est qu'une démonstration de forme pour masquer le refus d'un débat de fond, je ne peux que le déplorer. 

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