Visite d'un centre de soins palliatifs

A quelques jours de l'examen de ma proposition de loi visant à assurer aux patients le choix de leur fin de vie, j'ai décidé de me rendre dans un centre de soins palliatifs situé à Gardanne, près d'Aix-en-Provence.

A l'initiative de mon collègue François-Michel Lambert, la secrétaire nationale de notre parti Emmanuelle Cosse et moi-même avons visité "la maison", un établissement comme il y en a trop peu en France, dédié aux personnes en fin de vie. 


 

Cette journée ne fait que confirmer les conclusions des auditions que j'ai menées en décembre dans le cadre de ma proposition de loi : les services de soins palliatifs doivent être développés dans notre pays. Le travail médical et d'accompagnement qui sont menés dans ces structures est essentiel. 

 

Trop souvent, le développement des soins palliatifs est opposé à la légalisation d'une forme d'aide active à mourir. Comme si l'un empêchait nécessairement l'autre. Je ne crois pas que chaque demande d'euthanasie résulte d'un manque de place en soins palliatifs. Mais je n'ignore pas non plus que ce motif existe. 

 

C'est pourquoi l'article premier de ma proposition de loi soutient le développement des soins palliatifs afin que chaque Français soit assuré d'un accès à ces soins sur tout le territoire. 

 

Cependant, on ne saurait refuser à une personne d'accéder à son ultime décision au prétexte que les lits identifiés soins palliatifs manquent en France. On ne peut continuer à utiliser le manque de places comme garde fou à la légalisation de l'euthanasie qui, elle-même, occulte ce manque de place. C'est le serpent qui se mange la queue !

 

Pour cela, je prendrai toutes mes responsabilités d'élue et déposerai les amendements nécessaires à la loi santé afin que l'universalité de l'accès aux soins palliatifs soit enfin respectée, que les équipes de médecines ambulatoires soient formées à ces pratiques, que enfin nous refusions en France de délaisser nos mourants mais que nous les accompagnions paisiblement, autant dans leur intérêt que dans celui de leurs proches. 

 

article de "La Provence" du samedi 17 janvier 2015

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