Confirmation : la société est en avance sur le Comité Consultatif National d’Éthique

 

 

Alors que le Comité Consultatif National d'Ethique a rendu son avis sur le dossier de la fin de vie, Véronique Massonneau et les co-présidents du groupe parlementaire écologiste réagissent.

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Paris, le 1er juillet 2013

 

Nous n’attendions pas grand-chose du Comité consultatif national d’éthique, notamment au vu de sa composition et au vu de la manière de mener ses travaux. Sur ce sujet de la fin de vie, le CCNE n'a auditionné que trois personnalités, toutes médecins. Face à cela, nous continuons à refuser la privatisation de ce débat, qui concerne chacune et chacun, par les mandarins au détriment des soignants et des patients.

 

Au vu des nombreuses études d'opinion, on peut faire le constat que le CCNE apparaît toujours très en retard sur la société française.

 

Nous notons toutefois, et la chose n’est pas si fréquente, que la volonté de circonscrire le débat s’est heurtée à une partie des membres du Comité qui ont tenu à exprimer officiellement un point de vue différent.

 

Par ailleurs, nous constatons que les préconisations du CCNE sont contradictoires : d'un côté, il s'oppose à toute évolution de la loi sur le choix de sa fin de vie ; d'un autre côté, il souhaite que les "directives anticipées" des personnes soient contraignantes pour les médecins.

 

Le Comité national d’éthique a rendu un avis consultatif. C’est désormais à la société tout entière de se saisir du sujet de la fin de vie. C’est d’ailleurs ce que préconise le Comité via l’organisation d’un vrai débat public. Nous sommes prêts à y participer et apporter notre contribution, à condition, bien entendu, que le débat ne soit pas biaisé et que toutes les questions y soient abordées, qu’il s’agisse du suicide assisté ou de l’euthanasie.

 

Chacun doit jouer son rôle, les associations de familles et de malades, les syndicats de praticiens et de personnel soignant, dans la participation aux États généraux. La responsabilité politique est spécifique. Le rôle des députés étant de faire évoluer la législation conformément aux attentes des Français, nous nous tenons prêts à engager dès que possible le débat parlementaire.

 

C’était justement l’objet d'une proposition de loi déposée en juin par les député-e-s écologistes (http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/droit_mourir_dignite_fin_vie.asp).

 

 

 

Véronique Massonneau,

Députée EELV de la Vienne

 

Barbara Pompiliet François de Rugy

Co-présidents du Groupe écologiste de l'Assemblée nationale

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Commentaires : 1
  • #1

    Armand Stroh (mardi, 02 juillet 2013 22:44)

    Préparons-nous en effet à ce futur débat, dans lequel les positions que nous défendons à l' Association Ultime Liberté sont suffisamment proches des vôtres, même si sur certains points la proposition de loi que vous avez déposée récemment ne va sans doute pas encore assez loin à notre sens.
    Mais, vu le mur d'opposition que nous risquons d' avoir face à nous, nous n' allons pas faire passer ces divergences secondaires avant le combat commun à mener, pour amener une évolution législative au moins aussi loin que votre proposition de loi le demande.

    Merci pour la fermeté de vos engagements, dans une période où il n'est pas certain que le Président Hollande ait sur ce sujet comme sur certains autres une volonté aussi forte que la proposition 21 du candidat Hollande le laissait entendre.