"Un an déjà - Bilan de mandat" : les statistiques à l'Assemblée nationale (1/3)

En ce 17 juin 2013, cela fait désormais un an que Véronique Massonneau a été élue députée de la 4e circonscription de la Vienne en battant Jean-Pierre Abelin. L'occasion de faire un premier bilan d'étape, après une année très riche. Premier dossier : les statistiques de la députée écologiste à l'Assemblée nationale

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Le site "NosDéputés.fr", l'Observatoire citoyen de l'activité parlementaire, permet d'avoir un aperçu rapide et global de l'activité des députés lors de cette première année de mandat.

bilan "participation globale" selon nosdeputes.fr
bilan "participation globale" selon nosdeputes.fr

Comment interpréter ce graphique ?

Ici, l'on note donc 33 semaines d'activité à l'Assemblée nationale, 54 présences en commission des Affaires sociales pour 28 interventions au cours de celles-ci. Véronique Massonneau a pris la parole pour des interventions longues à 84 reprises, ce qui la classe parmi les députés les plus actifs. Elle a déposé et/ou signé 637 amendements (dont 66 adoptés), ce qui lui permet ici aussi d'être parmi les plus actifs. Si elle n'a pas encore eu l'occasion de rédiger un rapport, elle a, en revanche, déposé 1 proposition de loi et en a cosigné 9. Enfin, au niveau de l'interpellation du gouvernement, elle a rédigé 26 questions écrites et a posé 5 questions orales (Questions d'Actualité au Gouvernement et Questions orales sans débat), ce qui lui permet une nouvelle fois de faire partie des 150 premiers dans cette catégorie.

 

Comment mettre en perspective ces chiffres ?

Ils ne sont finalement qu'indicatifs. Le travail d'un député doit se mesurer d'une manière qualitative et pas uniquement quantitativement. Mais ils donnent tout de même une indication sur l'importance que donne le député au travail parlementaire. A titre de comparaison, le prédecesseur de Véronique Massonneau, sur l'intégralité de son mandat obtient les statistiques suivantes :

68 semaines d'activité (contre 33 pour Véronique Massonneau, soit à peine le double en 5 fois plus de temps), 12 interventions en commission quand Véronique Massonneau en est à 28, 39 interventions longues contre 84 , 89 amendements contre 637, 1 proposition de loi chacun... Mis en corrélation, ces statistiques démontrent une présence à l'Assemblée largement accrue pour Véronique Massonneau par rapport à son prédecesseur. Le non-cumul des mandats, certainement... 

 

Si l'on étudie la moyenne de l'ensemble des députés, l'on obtient les résultats suivants :

 

Semaines d'activité : 31 / Véronique Massonneau (VM) : 34

Présences en commission : 55 / VM : 55*

Interventions en commission : 50 / VM : 29**

Interventions en hémicycle : 78 / VM : 84

Amendements signés : 298 / VM : 637

Amendements adoptés : 21 / VM : 66

Propositions écrites : 1 / VM : 1

 

Questions orales : 2 / VM : 5

 

Véronique Massonneau se situe donc au-dessus de la moyenne à 5 reprises, dans la moyenne à 2 reprises pour seulement 1 occurrence en-dessous de la moyenne.

 

*la commission des affaires sociales s'est moins réunie que 6 des 7 autres avec 69 réunions (soit 80 % de présence pour Véronique Massonneau)

**les écologistes ont 3 commissaires en affaires sociales (Christophe Cavard, Véronique Massonneau et Jean-Louis Roumégas) et chacun voit son temps de parole ainsi diminuer 

Quelles limites à ce classement ?

L'idée de cet observatoire citoyen est excellente et la méthode actuelle semble la plus neutre et objective qui soit. Toutefois, certains chiffres sont en-deça de la réalité et ne prennent pas en compte une activité parlementaire importante qui se passe en-dehors de l'hémicycle et des commissions. En effet, le travail d'un député passe également par la tenue d'audition, de syndicats ou d'associations par exemple, qu'il aura lui-même organisé. Ainsi, pendant une réunion de commission ou pendant un débat dans l'hémicycle, le député peut être considéré comme absent malgré sa présence au Palais Bourbon et malgré un réel travail. En outre, pour être considéré comme présent à l'Assemblée, il lui faut soit prendre la parole dans l'hémicycle, soit être présent en commission. Or, il arrive que la commission ne siège pas certaines semaines et que le député, malgré sa présence dans l'hémicycle, ne prenne pas la parole. La semaine d'activité ne lui sera alors pas comptée bien qu'il ait été présent. Mais il s'agit de détails et le rendu global de NosDéputés.fr est plutôt fidèle à l'activité réelle des parlementaires.

 


Comment interpréter ce graphique ?

Un député ne peut suivre tous les textes qui sont examinés à l'Assemblée. En général, il intervient sur les sujets de sa commission. Cela se caractérise ici par des pics sur les textes les plus importants et/ou chronophages : le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale en octobre ; le Budget de la Santé en novembre ; le Mariage pour tous en février et son retour en avril.

Au-delà de ces pics, on peut noter une présence et une participation régulière aux débats dans l'hémicycle.


Comment interpréter ce graphique ?

On peut noter une présence très régulière et importante. Dans ce cas, pourquoi une participation qui semble moindre en comparaison ? Tout simplement car les députés écologistes sont au nombre de 3 au sein de la commission des affaires sociales (Christophe Cavard, Véronique Massonneau et Jean-Louis Roumégas). Ils se répartissent donc les textes examinés en commission et chacun devient le chef de file, le porte-parole du groupe sur ceux-ci.


Synthèse

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Commentaires : 1
  • #1

    Martin (mardi, 02 juillet 2013 11:20)

    Oui c'est très bien félicitation... mais quel est votre bilan de terrain sur votre circonscription???? bilan financier et du développement ...