La Nouvelle République : "Mariage pour tous : la députée sur le pont"

"Elle donnait la répartie à l’UDAF il y a quelques jours dans la Vienne. La députée poursuit le combat à l’Assemblée nationale."

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C'est pour participer à des débats comme celui-ci que ça m'intéresse vraiment d'être députée. Le mariage pour tous, l'aide à la fin de vie, le droit de vote des étrangers, autant de sujets qui me paraissent essentiels dans notre société. Peut-être parce que mon pays d'origine - la Belgique - a déjà réfléchi à ces questions. Mais pour moi, ce sont des sujets fondamentaux qui rendent passionnante ma fonction d'aujourd'hui. »

 " Nous voudrions tout de suite aller plus loin "

Et Véronique Massonneau, la députée « verte » de la 4e circonscription de la Vienne ne sera pas spectatrice dans ce dossier. « Je fais partie de la commission des affaires sociales qui a été consultée pour avis, sur ce texte. Dans ce cadre, je suis intervenue mardi soir, dans la " discussion générale " au nom du groupe Europe Écologie Les Verts. »
Et puis, la députée de Châtellerault sera aussi mobilisée tout au long de l'examen du projet de loi : « Je serai présente durant les 15 jours que sont prévus les débats. Sauf ce vendredi soir où j'ai une obligation dans la circonscription. J'avais promis, j'y serais. Mais le reste du temps, je serai à l'Assemblée. D'ailleurs, le groupe EELV a prévu de présenter onze amendements dont un sur la Procréation médicalement assistée (PMA) et j'interviendrai pour défendre quelques-uns de ces amendements. » 
L'amendement sur la PMA, Véronique Massonneau sait déjà qu'il sera retoqué par la majorité des députés - « c'est prévu » -, mais il sera présenté quand même : « Si on adoptait tout de suite cette mesure, cela nous éviterait d'avoir à nouveau dans 3 ou 4 mois, le même type de discussions qui donne parfois lieu à des dérives homophobes. C'est pour cela que nous voudrions tout de suite aller plus loin. Cette dérive homophobe, malheureusement, elle revient trop souvent. Certains la déguisent derrière des interrogations sur la famille, mais qu'est-ce que c'est aujourd'hui la famille ? Je crois pour ma part que la cellule familiale, elle est multiforme aujourd'hui. Et pas seulement du fait des couples homosexuels. »
Quant au référendum pour trancher les questions de société, l'élue de la Vienne n'y est pas favorable. « Si on avait ouvert ces sujets au référendum, nous n'aurions pas encore aboli la peine de mort, ni mis en place le Pacs. Et les femmes n'auraient peut-être même pas encore le droit de voter, alors… »

 

Propos recueillis par Laurent Pinot

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