Véronique Massonneau : "Le praticien territorial de médecine générale est donc une réelle nouveauté de la politique gouvernementale"

Lors de l'examen du PLFSS pour 2013, Véronique Massonneau est intervenue sur l'article 40. Cet article met en place un dispositif expérimental qui vise à lutter contre les déserts médicaux. Il s'agit de l'instauration du "praticien territorial de médecine générale". L'occasion pour la députée écologiste de faire part de son engouement autour de cette expérimentation.

lire la suite

Mme la présidente. La parole est à Mme Véronique Massonneau.

Mme Véronique Massonneau. Je tenais à m’exprimer sur cet article qui contient une première tentative – je n’y mets aucune nuance péjorative – pour répondre à ce problème gravissime que sont les déserts médicaux. Ainsi que je le disais lors de la discussion générale, je trouve le dispositif prévu dans cette expérimentation plutôt innovant, et l’implication des ARS est une bonne chose.

Pour paraphraser différentes interventions qui ont eu lieu sur le sujet des déserts médicaux, il s’agit d’un marronnier, dans les questions de santé. On pourrait donc imaginer que de multiples mesures ont été prises pour y remédier mais en réalité, peu de choses ont été faites au niveau national. Les collectivités locales ont, à leur échelle, tenté d’instaurer des maisons de santé, des centres pluridisciplinaires ou bien des subventions locales en faveur de l’installation de jeunes médecins dans les zones sous-médicalisées.

Le praticien territorial de médecine générale est donc une réelle nouveauté de la politique gouvernementale. En tant qu’écologistes, nous apprécions beaucoup le caractère expérimental de ce dispositif. Je le précisais lors de la discussion générale : nous sommes attachés à la pratique territoriale plutôt qu’aux approches politiques essayant de faire croire qu’elles sont la seule solution possible.

La force d’un dispositif expérimental réside justement en son caractère provisoire et en la possibilité ouverte aux bonnes volontés de chercher sincèrement les solutions adaptées à leur territoire. C’est pourquoi, anticipant la discussion des amendements, je me montrerai défavorable à la proposition de certains de mes collègues socialistes visant à donner un caractère obligatoire à l’installation dans une zone sous-médicalisée. Le dispositif de l’article 40 est original, il faut lui laisser le temps de faire ses preuves avant de vouloir en modifier le sens.

Écrire commentaire

Commentaires : 0