Véronique Massonneau : deux mois après

Article de la Nouvelle République, par le journaliste Franck  Bastard, daté du 14 août 2012.

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Véronique Massonneau, il y a quelques jours en centre-ville à Châtellerault.
Véronique Massonneau, il y a quelques jours en centre-ville à Châtellerault.

La députée Europe écologie-Les Verts évoque, deux mois après son élection surprise et l’effervescence qui a suivi, ses premiers pas de parlementaire.


Comment se sont passés ces deux mois après votre élection ?

« Les six semaines ont été très intenses et très intéressantes. C'est un changement de vie. On a à la fois une grande liberté et une grande responsabilité. Maintenant, il faut que je trouve un équilibre et que j'ai les moyens de faire bouger les choses ici. »

Le premier contact avec l'Assemblée nationale ?

« A l'Assemblée, il y a des codes et il ne faut pas les transgresser. Le chahut, c'est quelque chose de bizarre. C'est une espèce de jeu. Par contre, le travail en commission, c'est très sérieux. »

 " Les municipales, ça ne m'intéresse pas "

Vous avez hérité des affaires sociales ?

« Je voulais la commission économique, par rapport au contexte local, mais elle est très demandée. Mon deuxième choix, c'était la commission sociale puisque j'étais syndicaliste et que c'est dans la continuité. »

Dans votre commission, quels sont les grands sujets à venir ?

« On a rencontré Marisol Touraine qui nous a présenté les projets. Ce sera la réforme du financement de la Sécu, le problème des déchets médicamenteux dans l'eau, l'hébergement d'urgence sous l'égide du ministère de Cécile Duflot. »

Vous avez fait aussi votre première intervention publique en séance (lors de la session extraordinaire du 24 juillet).

« Je suis intervenue pour défendre la loi sur le harcèlement sexuel. J'étais un peu inquiète au début. Ça n'a duré que cinq minutes et ça s'est bien passé. Je suis impatiente de participer à la première session. Le calendrier d'octobre, novembre, décembre s'annonce archi-chaud ! »

Comment les gens ont perçu votre élection, ici ?

« C'est une grosse responsabilité. Quand je rencontre les gens dans la rue, ils sont pleins d'enthousiasme et de gentillesse. Mais c'est vrai qu'on ne peut pas tout. Je suis extrêmement sollicitée. Je reçois de nombreuses invitations. On me donne beaucoup d'informations. Je remarque que beaucoup de gens me sollicitent pour des difficultés économiques. »

Quelle image renvoient les écologistes à l'Assemblée ?

« Un groupe à l'Assemblée, ça change beaucoup de choses. On a des moyens financiers et c'est la possibilité d'intervenir en questions orales. On est beaucoup invité dans les ministères. On est content d'être dans la majorité mais on a des sujets sur lesquels on ne transigera pas comme le code minier ou le gaz de schiste. Mais à part ça, avec les socialistes, il y a plein de sujets qui nous réunissent ! Quant à la droite, elle se fiche ouvertement de nous. Cécile Duflot est une cible. »

Localement, est-ce que vous n'avez pas la légitimité pour conduire une liste aux prochaines municipales face à votre adversaire des législatives Jean-Pierre Abelin ?

« Moi, je suis pour le mandat unique ! J'aiderai à Loudun, à Naintré, à Châtellerault mais pour moi, ça ne m'intéresse pas. M. Abelin n'a sans doute pas fait son travail et il s'est dispersé entre son rôle de député et de maire. C'est pour ça que je suis pour le mandat unique. Moi, je vais faire mon travail et je vais essayer de le faire bien ! »

 


La députée cherche une permanence

La députée écologiste a constitué son équipe. Elle dispose de deux attachés parlementaires : l'une Véronique Vidor, ancienne permanente régionale des Verts et secrétaire des élus de la région, sera basée dans la circonscription à Châtellerault, l'autre Romaric Aumon-Bemelmans, 25 ans, sera le relais à Paris.
Véronique Massonneau annonce qu'elle fera un bilan de son activité parlementaire chaque année et animera « des rendez-vous récurrents ». Elle veut également « beaucoup labourer le Nord Vienne ». Pour l'heure, la députée n'a toutefois pas ouvert de permanence localement, n'ayant pas encore trouvé de locaux adaptés en centre-ville malgré plusieurs visites.

Recueilli par Franck Bastard

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